Nous rappelons aussi que J L Marignier est en relation
étroite avec la famille de l'un des inventeurs de la
photographie.
Pour nous, ce seul fait, n'est pas un gage
d'objectivité que nous serions en droit d'attendre.
La mention d'expert de "renom" mentionnée par
Jean-Louis Marignier est sujet à un questionnement: comment
est établi le fait qu'un chercheur soit reconnu comme expert ?
"L'expert" qui se retranche continuellement derrière une
institution* pour refuser tout débat et ainsi diffuser
des informations hors contrôle, ne
devrait pas en avoir le crédit !
Il est aussi précisé dans le texte
concerné:
"il demeure un trop grand nombre d'incompatibilités
avec ce que nous connaissons des recherches de Niépce."
"En conséquence, à l'heure où nous
écrivons et dans l'état actuel de nos
connaissances, il nous est impossible d'affirmer que cette
chambre ait pu appartenir à Niépce."
Ces remarques n'engagent que leurs auteurs; la
compréhension qu'ils ont des documents connus à ce
jour et de l'usage qu'ils en font, ne peuvent servir
uniquement de référence.
Nous avons été surpris de la
légèreté des arguments de J L Marignier,
nous nous attendions à une réponse plus
structurée de la part d'un scientifique, reprenant point
par point les arguments, or il n'en est rien.
L'expertise doit être soumise à un
débat contradictoire argumenté.
Contrairement à la méthode de J L Marignier,
nous répondrons donc, en reprenant point par point ses
arguments.
revoir aussi les argumentations complètes sur le
site concerné: Auction Team Koln à Cologne.
Remarques contre l'objection de la présence d'un
verre dépoli.
Niépce, dans ses débuts, utilisera du papier
huilé. Il est difficile de concevoir que l'inventeur se
contentera pendant toutes ces années de ce moyen rudimentaire.
Nous ferons aussi remarquer que Daguerre mentionne bien la
présence d'un dépoli dans la description de sa chambre
sur la planche IV de son opuscule. De même, au sujet de cette
planche, iI est aussi à souligner que dans la liste des
arguments contre l'amélioration de la chambre noire par
Daguerre, Isidore ne mentionnera pas le dépoli, permettant
ainsi de penser à une utilisation évidente de celui-ci.
(page 41 de son pamphlet). Voir aussi la commande de dépolis
faite à Daguerre par Nicéphore.
Au sujet du nombre de chambres noires.
Jules Chevrier mentionnera en 1861 avoir retrouvé 5
ou 6 Chambres. Dans la correspondance de Daguerre nous retrouvons
bien l'allusion à des "boites de différentes
dimensions" comme celle qui a permis d'effectuer la fameuse table
servie. Ces différentes boites, à
l'évidence, manquent dans la liste de Chevrier. Il serait
aussi opportun de se questionner sur les méthodes d'essais
mises en oeuvre par Nicéphore pour l'utilisation des lentilles
ayant des distances focales aussi variées, commandées
aux Chevalier.
Remarques au sujet de l'hypothèse
"Petiot-Groffier" et Niépce de St Victor.
En tout premier, nous ferons remarquer qu'il est fait
mention de N Niépce.
En 1840 Potiot-Groffier et Niépce de St
Victor avaient à leur disposition des moyens bien
supérieurs.
Ces auteurs écrivent aussi :
"Des factures témoignent que dès 1840, il
commandait ses chambres obscures, ses optiques, son matériel
photographique chez Vincent Chevalier à une période
où cet opticien cherchait à perfectionner la chambre
de Daguerre, notamment en réduisant la taille des images afin
de réduire le temps de pose."
Cette hypothèse gratuite, non argumentée et
fausse compte-tenu du résultat à obtenir, montre
bien l'état d'esprit des auteurs vis à vis de
l'inventeur, nier toute invention à
Daguerre1, ne faisant que confirmer et
renforcer nos commentaires initiaux.
Dans sa correspondance, Daguerre indique bien qu'il a
inventé l'objectif de 6 pouces!. Si V Chevalier avait mis au
point cet objectif cela aurait nécessité sa
participation aux essais expérimentaux de Daguerre. Or, ni
Vincent Chevalier2, ni Richebourg élève de
ce dernier n'ont revendiqué une telle participation et
Charles Chevalier3 a suffisamment critiqué
l'objectif de Daguerre pour que cette hypothèse soit
considérée comme farfelue. Cet auteur est
manifestement dans la logique d'Isidore Niépce
!*
L'appréciation4 de la
démarche expérimentale de Daguerre sur ce sujet par le
scientifique J B Biot, qui a effectué des recherches sur
l'optique théorique comparable à celle du physicien
Gauss et fait des mesures dans le même domaine de concert avec
l'opticien Cauchois, est certainement plus celle d'un expert
avisé et reconnu.
* Nous nous référençons
à J L Marignier, P Y Mahé n'a pas publié,
à notre connaissance, d'articles ou d'ouvrages sur le sujet.
voir à ce sujet les ouvrages de J B
Biot5
*Cet auteur est chargé de recherche au
CNRS.
1-que cela en devient ridicule !
2-Vincent était l'opticien fabricant de Daguerre, ce
dernier n'avait pas la possibilité de polir ses
lentilles.Vincent Chevalier réalisait aussi des optiques pour
le Diorama.
Dans une lettre provenant du laboratoire de Petiot-Groffier,
Richebourg écrit à ce dernier: " Suivant ma promesse,
je joints mon portrait fait l'après-midi le jeudi
1er juillet 1841, en 7 minutes, par un temps trop
clair pour me permettre d'ouvrir les yeux....."
Ce qui contredit l'hypothèse de J L Marignier. Si V
Chevalier avait mis au point le 6 pouces de Daguerre, le portrait
s'obtenait dans les conditions mentionnées par Richebourg en
une durée inférieure à 2 minutes.
3-Lire les commentaires de Charles Chevalier comparant l'objectif
de Daguerre à celui de Wollaston.
4-Non pas parce qu'elle nous convient, mais qu'elle correspond aux
faits observés.
5-références sur J B Biot:
les ouvrages sur la physique, et surtout le 2ième tome de son
traité sur l'astronomie, pages 34 à 110.
Concerning the small chamber attributed
to Niepce
Answer to Jean-Louis Marignier and
Pierre-Yves Mahé's comments
Jacques Roquencourt.
Let us keep in mind that Jean-Louis Marignier is in close
connection with the family of one of the inventor of photography.
For us, this isn't what should be expected as a proof of
objectivity.
The fact that Jean-Louis Marignier referred to a renowned expert
is something open to debate: how does a researcher come to be
acknowledged as an expert (1)?
We should not give credence to an expert who always takes refuge
behind an institution to shun discussion and thus be able to spread
information out of any supervision.
The text we're dealing with specifies that "there are too many
incompatibilities left which are inconsistent with what we know of
Niepce's research". "Thus, to the best of our current knowledge, we
can't, at present, be quite positive that Niepce owned that chamber".
That's how the authors see it but it's their own view: this
understanding of the documents known at present and the use they make
of it can't be the only reference.
How poorly Jean-Louis Marignier argued was a surprise to us as
something more organized was expected from a scientist! No answer
point by point to our arguments could be read. To have a valuation
done you need an open debate and sound arguments. Contrary to
Jean-Louis Marignier's method, we'll answer taking up arguments point
by point.
Comments against the objection to the presence of a
ground glass
Niepce used oil paper from the start. We can't imagine him being
content with such a rudimentary method during all his researches.
Besides, when he describes his chamber (plate IV in his opuscule),
Daguerre does refer to a ground glass. As for Isidore, when listing
his arguments against an improvement by Daguerre, he doesn't mention
a ground glass (page 41 in his pamphlet), which enables us to think
its use obvious and thus keep quiet about Daguerre's contribution.
About the number of chambers
In 1861, Jules Chevrier mentioned he had found five or six
chambers. In his letters, Daguerre wrote of "differently sized
boxes", just like the one used to show the famous "Laid table". These
different boxes are obviously missing from Chevrier's list. One
should wonder about Nicephore's methods when testing the use of
lenses with such varied focal lengths, a work done on commission for
Chevrier.
Comments on "Petiot-Groffier" and Niepce de St Victor's
hypothesis.
First of all, let us draw your attention to the fact that
Nicephore Niepce is mentioned.
In 1840, Petiot-Groffier and Niepce de St Victor had superior
means at their disposal.
These authors also write: "Bills are piece of evidence that, as
early as 1840, he ordered his chambers, his lenses and photography
material at Vincent Chevalier's at a time when this optician was
trying to improve Daguerre's chamber, especially by reducing the size
of the picture, in order to reduce the time of exposure".
This unwarranted poorly argued and false hypothesis (as regards to
the end result) shows that they aim at denying any invention by
Daguerre which only reinforce and strengthen our first comments.
In his correspondence, Daguerre write he has invented the 6 inches
lens.
If Vincent Chevalier had perfected this lens, he would have to
take part in Daguerre's experimental tests.
But neither Vincent Chevalier (2) nor Richebourg his pupil said
they had been involved in and Charles Chevalier (3) has been so
critical of Daguerre's lens that we can consider such an assumption
as crazy. This author is plainly and logically of Isidore Niepce's
opinion.
The assessment (4) of Daguerre's experimental method by
J B Biot who carried out research on the
theoretical optic similar to that of the physicist Gauss an did
measures in the same field with the optician Cauchois, is more surely
that of a well-informed and renowned expert.
We refer to Jean-Louis Marignier, as Pierre-Yves Mahé
hasn't published (to the best of our knowledge) any articles or works
on the subject.
See on that subject JB Biot's works and Daguerre's lens.
§
1- This author supervises research at the CNRS &endash;National
organisation for scientific research-
It becomes utterly ridiculous!
2-Vincent was the optician working for Daguerre as the latter
couldn't polish his lenses. Vincent Chevalier also made optical for
the Diorama.
3-Read Charles Chevalier's remarks comparing Daguerre's lens to
that of Wollaston.
4-Not because it suits us well but because it meets with observed
facts.
5-References: JB Biot's works on physics &endash;especially his
treatise on astronomy- second part (pages 34 to 110).
nous remercions Annick Pourny
pour cette traduction,
responsabilité du texte J Roquencourt.
Nous disons à certains auteurs indélicats de
respecter la propriété intellectuelle.